En poursuivant le travail de l’enquête sur l’évaluation des besoins autochtones, le CISMC vise à identifier les lacunes dans le soutien au personnel autochtone du postsecondaire en matière de santé mentale et de bien-être à travers l’Ontario, dans le but d’améliorer les services de santé mentale pour le personnel autochtone d’un point de vue autochtone. Cette année, nous avons ajouté une version française de l’enquête afin d’inclure les voix du personnel autochtone francophone.
Résultats de l’enquête :
Au total, 127 membres autochtones du personnel ont répondu à l’enquête, dont 124 en anglais et 3 en français. La majorité des répondants-es ont identifié leur rôle comme étant soit du personnel de première ligne (conseiller-ère, thérapeute, conseiller-ère en bien-être/académique), soit du personnel en contact avec le corps étudiant (éducation en santé mentale), soit du personnel administratif/de bureau.
Établissement
Personnel autochtone et santé mentale sur le campus
« Les étudiants-es viennent nous voir pour se défouler ou pour faire un dévoilement, et nous n’avions pas de conseiller autochtone dans le service à l’époque. Nous sommes souvent le premier point de contact et nous entendons des histoires traumatisantes. Nous pouvons aider les étudiants-es, mais qui nous aide à surmonter ces difficultés ? »
Obstacles à la fourniture d’un soutien aux étudiants-es autochtones : Réponses en anglais
*Veuillez noter que nous avons ajouté des options d’obstacles supplémentaires à l’enquête de cette année, surlignées en vert.
Obstacles à la fourniture d’un soutien aux étudiants-es autochtones : Réponses en français
« Le phénomène de l’identité est important. Il semble même s’agir d’un phénomène intergénérationnel. Les étudiants-es ont été « auto-identifiés-es » par leurs parents pendant de nombreuses années, mais ils et elles ne savent pas d’où viennent leurs origines. »
Recommandations pour un milieu de travail psychologiquement sécuritaire : Réponses en anglais et en français
Par rapport aux résultats de l’année dernière, les recommandations du personnel autochtone sont restées les mêmes. Cependant, l’établissement de relations et l’amélioration de la sécurité de l’espace de travail ont été de nouvelles recommandations cette année.
Formation obligatoire pour tout le personnel :
L’un des principaux thèmes abordés concerne les préoccupations et le besoin d’une formation accrue pour l’ensemble du personnel. Les répondants-es ont déclaré que la formation obligatoire pour tout le personnel devrait porter sur la sécurité culturelle et inclure les perspectives de la santé mentale autochtone, la pratique et les soins tenant compte des traumatismes et les traumatismes intergénérationnels (comme les ressources, la formation, la façon de gérer les traumatismes et l’utilisation d’une approche de guérison pour les soins), et les microagressions en milieu de travail. Pour plus d’informations sur la pratique et les soins tenant compte des traumatismes, veuillez consulter la trousse d’outils du CISMC sur les pratiques et les soins tenant compte des traumatismes.
Établissement de relations :
Le deuxième thème abordé est celui de l’établissement et du renforcement des relations entre la communauté et les organisations communautaires. Les idées comprennent la création d’opportunités pour les anciens-nes étudiants-es de participer sur le campus et d’agir en tant que mentor-e ou conférencier-ère invité-e afin d’améliorer les programmes pour le corps étudiant.
Modes de connaissance autochtone :
Un troisième thème commun était la nécessité de mettre en œuvre une perspective de savoir autochtone dans l’approche, les politiques et le programme d’études du campus. Par exemple, un meilleur accès aux cérémonies sur le campus, un apprentissage basé sur les territoires et des soutiens spécifiques aux autochtones tels que les guérisseurs-ses et les aînés-es.
Par rapport à l’année dernière, ces résultats sont similaires, mais certains commentaires s’étendent à des formations spécifiques de développement professionnel telles que les autosoins et l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.
Amélioration de la sécurité de l’espace de travail :
Les membres du personnel francophone ont mentionné l’amélioration de la sécurité de l’espace de travail, comme l’amélioration de l’intimité et de la confidentialité des consultations des étudiants-es dans les bureaux, compte tenu de l’espace limité avec lequel ils et elles doivent travailler.
« Les services cliniques occidentaux en santé mentale ne conviennent pas à tout le monde. Les services de santé mentale doivent répondre aux besoins des étudiants-es là où ils et elles se trouvent au lieu d’essayer de les faire entrer dans un cadre clinique. La santé mentale des travailleurs-ses du bien-être doit également être régulièrement évaluée, car ils et elles peuvent nuire aux étudiants-es. »
Ressources du CISMC :
Webinaires :
Understanding and Voicing the Needs of Indigenous Post-Secondary Students on Ontario Campuses
Fiches d’informations:
Évaluation des besoins en santé mentale des étudiants-es autochtones de niveau postsecondaire (2023)
Élaborer une stratégie en matière de santé mentale
Les stratégies en matière de santé mentale pour les étudiants-es du postsecondaire en Ontario
