Dans le cadre de notre enquête du CISMC de 2025 portant sur l’évaluation des besoins des Autochtones au niveau postsecondaire, 139 étudiants-es autochtones ont été invités-es à partager des mots d’encouragement et des conseils à l’intention des étudiants-es autochtones de première année au niveau postsecondaire. Vous trouverez ci-dessous les recommandations les plus fréquentes, accompagnées de citations inspirantes et motivantes formulées par des étudiants-es autochtones. Nous encourageons les étudiants-es autochtones à imprimer cette fiche d’information et à l’accrocher au mur ou à la placer près de leur bureau afin de s’y référer lors des moments de doute et d’incertitude ou lorsqu’ils et elles ont besoin d’encouragements.
1. Ta place est ici, au niveau postsecondaire
« Tout d’abord, toutes mes félicitations. Nos communautés ont été spoliées de bien des choses, et tu as décidé d’aller de l’avant. L’éducation n’est qu’un pas vers un avenir meilleur. Tu as peut-être l’impression d’être la seule personne autochtone dans tes cours, mais heureusement, de nombreuses universités et établissements de niveau postsecondaire proposent des espaces ou des clubs où tu peux rencontrer d’autres personnes comme toi. Ils peuvent non seulement t’offrir des ressources financières ou de la nourriture, mais aussi simplement un endroit où tu te sens à ta place. »
« L’éducation occidentale et nos connaissances culturelles s’entremêlent dans le milieu universitaire. Nous avons notre place ici, tout comme nos façons de savoir et d’être. Ta présence ici est un pas de plus vers la lutte contre le colonialisme. »
« Ne laisse jamais un-e professeur-e ou un-e homologue non autochtone te dire ce que TU devrais ressentir en tant qu’Autochtone au niveau postsecondaire. Tu as ta place ici et tu mérites d’occuper cet espace au même titre que n’importe qui d’autre. »
« Demander de l’aide est un signe de sagesse, pas de faiblesse. Célèbre qui tu es, reste fidèle à toi-même et sache que ta présence ouvre la voie aux futurs-es étudiants-es qui suivront tes traces. Tu mérites de te sentir reconnu-e, soutenu-e et fier-ère à chaque étape de ton parcours. »
2. Crée une communauté et un réseau de soutien
« Construis-toi un réseau de soutien qui te soutiendra quand tu auras l’impression de tomber. Parle aux gens et dis-leur que tu traverses une période difficile ; ils pourront peut-être t’aider, ou bien ils ressentent peut-être la même chose mais ont trop peur de le dire. Il est important de se défouler, voire de se plaindre : évacuer l’énergie négative permet à l’énergie positive de s’épanouir. »
« Je dirais à un-e étudiant-e autochtone de première année de rester en contact avec sa communauté et de demander de l’aide quand les choses deviennent difficiles. Tu mérites d’être ici et ta voix compte. N’aie pas peur de demander de l’aide, prends des pauses quand tu en as besoin et célèbre tes progrès, tout cela compte. »
« Commencer des études postsecondaires peut sembler intimidant, mais souviens-toi que tu as ta place ici. Il n’y a rien de mal à prendre le temps de trouver tes marques et ta communauté. Entre rapidement en contact avec le Centre pour les étudiants-es autochtones de ton campus ; c’est une communauté qui te soutiendra sur le plan scolaire, émotionnel et culturel. N’aie pas peur de demander de l’aide quand tu en as besoin, ni d’être fier de partager qui tu es. Chaque pas que tu fais dans ton parcours éducatif s’inscrit dans une histoire plus large de résilience et d’autodétermination. »
3. N’aie pas peur de demander de l’aide
« Fais appel aux services destinés aux Autochtones : ils sont d’une grande aide, te permettent de te sentir intégré à une communauté et te soutiennent vraiment ; on n’est jamais «pas assez» autochtone ».
« Les études postsecondaires peuvent être stressantes. Trouve des soutiens. Repose-toi. Rie avec d’autres étudiants-es autochtones. Renoue avec ta culture. La guérison et l’apprentissage peuvent aller de pair. »
« Il n’y a aucune faiblesse à se tourner vers les Centres pour les étudiants-es autochtones, les conseillers-ères, les aînés-es, les amis-es ou les camarades de classe. La communauté est au cœur de notre façon d’apprendre, et tu n’es pas censé-e parcourir ce chemin seul-e. Utilise tes ressources et profite du voyage ! »
« Mon conseil est de regarder les devoirs qui figureront dans le programme du cours. Profite des services de tutorat gratuits pour faire relire ta dissertation, car ils sont là pour t’aider. »
« Le conseil que j’aurais aimé recevoir en tant qu’étudiant autochtone en difficulté lors de ma première année, c’est de ne jamais avoir honte de demander de l’aide. J’insisterais auprès des étudiants-es autochtones sur le fait que la santé mentale passe toujours avant tout : repose-toi quand tu en as besoin et n’hésite pas à te tourner vers les structures locales (si elles existent) ou vers ta famille pour obtenir du soutien. Un dernier conseil que je donnerais est d’éviter l’épuisement scolaire, car j’en ai moi-même fait l’amère expérience après 3 ans d’études postsecondaires, à cause d’une charge de travail excessive pendant mes études. »
4. Tu n’es pas seul-e
« N’aie pas peur de demander de l’aide. Beaucoup d’autres se sont retrouvés dans cette situation. »
« La première année est difficile et l’adaptation peut être très compliquée. Sache simplement que tout va s’arranger et que tu n’es pas seul-e. »
« Il existe une multitude de soutiens disponibles ; je t’encourage à te renseigner sur les services proposés par ton université et à en profiter. Tu n’es pas seul-e et il y a des personnes pour t’aider dans ton parcours. »
5. Participe aux événements et aux ateliers proposés par le centre pour les étudiants-es autochtones
« Participe aux séances d’information, profite des occasions d’obtenir de l’aide pour organiser ton emploi du temps, et participe plus longtemps aux événements et activités « autochtones ». »
« Cela offre un espace sûr pour s’impliquer, apprendre ou simplement être présent parmi d’autres personnes que l’on peut apprendre à connaître ou avec lesquelles on se sent à l’aise. »
« Oui, l’atelier m’a été utile. Il m’a offert un espace serein et bienveillant pour me concentrer sur mon bien-être, et les activités m’ont aidé à réduire mon stress et à améliorer mon humeur générale. »
« Oui, en tant que personne qui en est encore à découvrir mes origines et ma culture, cela m’a aidé à comprendre et à me sentir connecté. »
« Découvrir les expériences de vie et les histoires des autres t’aide dans ton propre parcours, et le fait de pouvoir partager tes connaissances avec les autres contribue à renforcer ta confiance et à tisser des liens. »
6. Sois patient-e avec toi-même
« Prends le temps de t’adapter, cherche ton cercle, utilise les ressources disponibles. »
« Ton bien-être est la priorité absolue. Ne renonce jamais à toi-même. »
« Crois en toi, tu peux accomplir des choses difficiles, même celles qui semblent impossibles. »
« Prends ton temps, ne t’impose pas une charge trop lourde que tu ne peux pas gérer. »
7. C’est un parcours émotionnel, mais au final, cela en vaut la peine
« Aie la volonté de toujours donner le meilleur de toi-même. Ne te laisse pas décourager et n’aie pas peur d’échouer avant même d’avoir essayé. Chacun peut révéler ses talents à travers son travail. »
« C’est un véritable tourbillon d’émotions, mais je peux t’assurer qu’au bout du compte, cela en vaut vraiment la peine ! »
« Suis tes rêves et ce que te dicte ton cœur, n’aie pas peur d’apporter des changements à ton parcours académique et de demander de l’aide quand tu en as besoin. C’est pour ça que les gens sont là. »
« Garde toujours à l’esprit la raison pour laquelle tu étudies, au-delà de ta carrière ou de tes revenus. Mes objectifs personnels sont de redynamiser la langue et, je l’espère, d’inspirer d’autres personnes autochtones à poursuivre elles aussi leurs études. »
« Tout ce travail acharné et ce dévouement en valent la peine à long terme, garde simplement la tête haute et n’hésite pas à demander de l’aide aux autres. On n’est jamais trop vieux ni trop jeune pour demander de l’aide. Tout le monde a besoin d’aide de temps en temps. »
Si vous cherchez du soutien, voici quelques pistes pour commencer :
- Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être : 1-855-242-3310
- Soutien Talk4Healing pour les femmes autochtones : 1-855-554-4325
- SACHA Sexual Assault Centre
- Ligne d’écoute 24h/24: 905-525-4162
- Allo j’écoute : 1-866-925-5454
- Jeunesse j’écoute
- Programme ontarien de psychothérapie structurée (POPS) – Indigenous Pathway
- Ligne d’aide en cas de crise de suicide 9-8-8
- Connex Ontario : 1-866-531-2600
