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Le logement est une question complexe, et la pénurie de logements touche actuellement une grande partie de la population ontarienne. Cette question a un impact significatif sur le bien-être, et de nombreux étudiants-es ont déclaré avoir dû choisir entre un lieu sûr et des coûts de logement moins élevés. Les étudiants-es doivent naviguer entre des priorités concurrentes, y compris l’équilibre entre la réussite académique et le travail pour compenser leurs coûts. En outre, alors que les étudiants-es de premier cycle commencent souvent par vivre dans une résidence ou un logement universitaire, les étudiants-es diplômés-es doivent souvent prendre des décisions à long terme en matière de logement sans avoir une connaissance approfondie de leur nouvelle ville. De nombreux propriétaires exigent une enquête de solvabilité et des références locales, ce qui rend l’acquisition d’un logement très difficile pour certains-es étudiants-es internationaux-ales.

Les étudiants-es internationaux-ales peuvent être vulnérables au « couch-surfing » (dormir d’un sofa à l’autre) en raison de la précarité de leur situation en matière de logement. Les nouveaux étudiants-es internationaux-ales traversent des transitions importantes dans leur vie et sont souvent obligés-es de trouver un logement sans leur soutien social habituel. La difficulté à trouver un logement sûr et approprié et l’instabilité qui en découle ont été associées à des taux plus élevés d’anxiété, de stress et de dépression. Les étudiants-es internationaux-ales risquent également d’être malmenés-es par les propriétaires, car ils et elles connaissent moins bien leurs droits en matière de location. Ces questions démontrent que l’investissement dans des logements de qualité, sûrs et abordables, est une question clé pour soutenir les étudiants-es internationaux-ales à long terme.

L’attention accrue portée à la crise du logement au Canada a conduit certains-es à examiner les politiques d’immigration du pays et le nombre d’étudiants-es internationaux-ales admis-es. En outre, certains-es demandent que soit modifiée la structure actuelle de financement des universités, qui dépend fortement des frais de scolarité élevés des étudiants-es internationaux-ales. Le manque d’harmonisation entre les établissements d’enseignement postsecondaire et les municipalités locales en ce qui concerne le nombre d’inscriptions et la disponibilité des logements a laissé les étudiants-es internationaux-ales dans une position précaire, devenant souvent des cibles commodes du racisme, de la discrimination, de la violence, des escroqueries et plus encore, en raison de leur pouvoir politique limité. Le racisme dont sont victimes les étudiants-es internationaux-ales peut prendre diverses formes, telles que les microagressions, les stéréotypes, l’isolement dû aux différences culturelles ou aux barrières linguistiques, et les suppositions faites par des individus (Quarshie, 2023). La discrimination en matière de logement peut également se manifester par le fait que les propriétaires refusent de louer à des étudiants-es internationaux-ales, imposent des loyers plus élevés ou offrent des conditions de vie inférieures aux normes. En outre, la crise du logement a suscité des réactions xénophobes de la part de certains Canadiens-nes, ce qui rend encore plus complexe la résolution de ces problèmes interdépendants.

Pour mieux comprendre le contexte de la crise du logement en Ontario, veuillez consulter les diapositives du 2e Sommet virtuel annuel des étudiants-es internationaux-ales du CISMC.

Pour plus d’informations sur l’insécurité du logement étudiant, veuillez vous référer à ce webinaire du CISMC.

Two students studying in their residence

PLEINS FEUX SUR
  • Le Sheridan College s’est associé à des organisations pour faciliter l’accès des étudiants-es internationaux-ales à des logements sûrs et de qualité.
    • Partenariat avec le Canada Homestay Network — On parle d’hébergement en famille lorsqu’une personne est accueillie par une famille. Grâce à ce partenariat, le Sheridan College peut s’assurer que les familles d’accueil sont soigneusement sélectionnées, tout en offrant la possibilité d’une immersion culturelle et d’un soutien supplémentaire lorsque les étudiants-es internationaux-ales s’orientent vers leur foyer d’adoption.
    • Partenariat avec Places4Students.com — Ce partenariat avec un fournisseur établi de logements hors campus permet aux étudiants-es internationaux-ales d’entrer en contact avec un grand nombre de propriétaires dans les régions locales. Les frais d’inscription ont également été considérablement réduits, voire entièrement supprimés, afin d’inciter davantage les propriétaires à y participer et d’augmenter le nombre de logements disponibles.
  • Le Northern College a mis en place un rôle de coordinateur des ressources pour les étudiants-es, qui se concentre spécifiquement sur la facilitation de l’aide au logement pour les étudiants-es. Grâce à ce rôle, les étudiants-es peuvent accéder à des groupes de pairs virtuels pour trouver des colocataires et des possibilités d’hébergement en famille d’accueil et pour entrer en contact avec des logements communautaires et des gestionnaires immobiliers dans la région.
Recommendations
  1. Établir des partenariats avec des propriétaires et des gestionnaires immobiliers – En créant des partenariats avec des propriétaires locaux, les campus peuvent contribuer à accroître l’accès des étudiants-es à des options de logement potentielles.
  2. Sensibiliser le personnel des bureaux internationaux aux questions de logement – et le mettre à la disposition des étudiants-es internationaux-ales pour les conseiller. En fournissant ces informations dès le départ, ainsi qu’en mettant à disposition des ressources internes qui connaissent les lois sur la location dans leur communauté, les étudiants-es peuvent éviter les problèmes courants liés à la location.
  3. Préparer les étudiants-es au marché du logement – Les encourager à commencer à chercher un logement à l’avance et les informer sur les questions à poser, etc.
  4. Possibilité de mettre les étudiants-es en contact avec des conseils juridiques gratuits – En raison de la méconnaissance des lois locales, des barrières linguistiques et de la discrimination potentielle, la possibilité de mettre les étudiants-es internationaux-ales en contact avec des conseils juridiques gratuits pourrait les aider à comprendre leurs droits en tant que locataires et à se protéger contre les expulsions injustes, à s’y retrouver dans les contrats de location et à résoudre les litiges avec les propriétaires et/ou les colocataires.

Pour plus d’informations, consultez la fiche d’information du CISMC Comment s’entendre avec son ou sa colocataire.

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Insécurité du logement