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Les établissements d’enseignement ont le devoir d’accommoder les étudiants-es en situation de handicap et, en fonction des besoins particuliers de l’étudiant-e et de son programme d’études, cela peut inclure des mesures d’adaptation potentielles, telles que les suivantes (Commission ontarienne des droits de la personne, s.d.) :

  • Fournir du matériel de cours en braille
  • Apporter des modifications physiques aux bâtiments (p. ex. rampes d’accès)
  • Accorder du temps supplémentaire pour passer les examens
  • Prise de notes par un-e bénévole

Cette liste n’est certes pas exhaustive, mais elle met en évidence quelques exemples de mesures d’adaptation possibles dans un établissement d’enseignement. Il convient de noter que, dans le cas particulier des établissements d’enseignement postsecondaire, aucune mesure d’adaptation ne peut modifier les normes et les exigences d’un programme d’études particulier ; cela dit, tant que ces exigences sont respectées, les mesures d’adaptation devraient permettre à l’étudiant-e de satisfaire aux normes requises par le programme (c’est-à-dire des moyens adaptés pour atteindre ces normes requises) (Commission ontarienne des droits de la personne, s.d.).

Pour en savoir plus sur le handicap, l’accessibilité et les mesures d’adaptation, veuillez consulter notre trousse d’outils sur l’accessibilité et les mesures d’adaptation.

La conception universelle de l’apprentissage (CUA) est un cadre d’enseignement et d’apprentissage qui offre une certaine souplesse et des mesures d’adaptation à tous et toutes les apprenants-es, quelles que soient leurs capacités et leurs besoins. Il s’agit d’un excellent moyen pour le corps enseignant d’accueillir les étudiants-es vivant avec des problèmes de santé chroniques dans un premier temps et de réduire le stress qu’un-e étudiant-e peut ressentir en cas de poussée.

Comment le corps enseignant peut-il intégrer la CUA ?

1. Conception flexible des programmes

« L’un des meilleurs aménagements que j’ai connus à l’université était celui d’un professeur qui intégrait automatiquement la flexibilité dans la note de participation/ assiduité, où l’on pouvait choisir soi-même les travaux dirigés auxquels on souhaitait assister (à condition de respecter le minimum requis) et/ou manquer certains cours sans avoir besoin de mesures d’adaptation particulières »

– Étudiant vivant avec un problème de santé chronique

Les programmes d’études tels que celui décrit ci dessus peuvent grandement aider les étudiants-es vivant avec des problèmes de santé chroniques, car ils réduisent la charge administrative. La recherche de mesures d’adaptation peut représenter une charge mentale supplémentaire pour les étudiants es (en particulier si le diagnostic n’est pas certain). Par conséquent, le fait de disposer de possibilités f lexibles pour participer aux cours peut grandement aider ces étudiants-es. Les devoirs facultatifs ou le fait de pouvoir choisir les éléments pris en compte dans la note finale peuvent aider les étudiants es lorsqu’ils et elles sont confrontés-es à des symptômes épisodiques ou à des jours difficiles imprévisibles.

2. Enregistrement des cours

L’enregistrement des cours peut être bénéfique pour les étudiants-es vivant avec des problèmes de santé chroniques, car ils et elles n’ont pas à s’inquiéter de manquer des cours ou de devoir quitter la classe un instant s’ils et elles ont une poussée ou s’ils et elles ont du mal à se concentrer en classe. Il est également utile pour les étudiants es qui assistent au cours de pouvoir revoir les cours s’ils et elles le souhaitent.

3. Fournir des exemples de devoirs, de tests et d’examens

Fournir des exemples de devoirs, de tests et d’examens peut être un moyen de réduire le stress et l’anxiété des étudiants-es s’ils et elles comprennent dès le début ce que l’on attend d’eux et d’elles. Ils et elles peuvent tester leurs connaissances sans que cela ait de répercussions sur leurs notes et cela les aide à comprendre la nature des questions qui pourraient leur être posées afin qu’ils et elles sachent comment étudier au mieux. De plus, ils et elles peuvent comprendre s’ils et elles ont besoin de mesures d’adaptation supplémentaires si les tests ou les devoirs sont longs. Cela peut être particulièrement utile pour les étudiants-es vivant avec des problèmes de santé chroniques qui n’ont peut-être pas beaucoup de temps entre leurs rendez-vous, leurs autres cours et leurs études.

4. Supprimer les notes basées sur l’assiduité

Les notes basées sur l’assiduité peuvent être difficiles à obtenir pour les étudiants-es vivant avec des problèmes de santé chroniques, car ils et elles peuvent manquer un ou plusieurs cours en fonction de la gravité de leur état de santé à un moment donné.