Le parcours de formation d’un-e étudiant-e des métiers spécialisés au sein de l›enseignement postsecondaire peut être légèrement différent de celui d’un-e étudiant-e en commerce ou en psychologie, par exemple. Dans le cadre d’un apprentissage, qui peut durer de 2 à 5 ans, de nombreux-ses étudiants-es des métiers spécialisés ne passent qu›environ 20 % de chaque année universitaire (8 à 12 semaines) sur le campus à suivre des cours et à apprendre la théorie (c.-à-d., le congé en bloc). Le temps limité passé sur le campus signifie également une disponibilité limitée pour accéder aux ressources et au soutien offerts par le campus. Une étude menée auprès d’apprentis-es canadiens-nes a révélé que 62 % des hommes et 41 % des femmes considéraient leur santé mentale comme bonne ou très bonne (Forum canadien de l’apprentissage, 2020). Ces apprentis-es canadiens-nes ont également identifié des facteurs de stress susceptibles d’avoir un impact négatif sur leur santé mentale et leur bien-être en général, notamment (Forum canadien de l’apprentissage, 2020):
- Pas de temps personnel disponible pour consulter un médecin
- Douleur physique qui empêche le travail d’apprentissage
- Accès limité ou inexistant à des services de counseling et autres services de soutien
- Problèmes financiers et liés à l’emploi
- Contraintes de gestion du temps entre l’apprentissage, la famille, les amis et l’école
Les domaines d’insatisfaction au sein des métiers spécialisés sont les suivants (Forum canadien sur l’apprentissage, 2020, 2023):
53 % ont déclaré ne pas obtenir le soutien dont ils et elles ont besoin à la fois de la part de leur établissement postsecondaire et de leur employeur d’apprentissage. |
58 % ont déclaré que leur métier spécialisé a un impact négatif sur leur vie personnelle. |
33 % ont déclaré que le fait de ne pas pouvoir s’absenter de l’école ou de l’apprentissage constitue un obstacle à la recherche d’une aide professionnelle. |
58 % ont déclaré que leur métier interfère avec leur sommeil. |
Pour plus d’informations, consultez la fiche d’information sur le repos et le sommeil du CISMC ici et notre cours sur l’amélioration du repos et du sommeil ici.
Des données récentes d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) montrent que les approbations de permis ne reflètent pas les lacunes du marché du travail qui permettraient aux étudiants-es d’obtenir un emploi et de faire la transition pour devenir des résidents-es permanents-es au Canada (Crawley & Ouellet, 2024). Entre 2018 et 2023, les permis relatifs aux métiers spécialisés et à la formation professionnelle ne représentaient que 1,25 % (Crawley & Ouellet, 2024). Avec le plafond d’étudiants étrangers récemment mis en place pour les établissements d’enseignement postsecondaire de l’Ontario, l’Ontario donne la priorité aux permis pour les programmes qui combleront désormais ces « emplois en demande » dans la province, l’un d’entre eux étant les métiers spécialisés. Le gouvernement a également mis en œuvre le Programme fédéral des métiers spécialisés (PFMP), qui permet aux travailleurs-ses spécialisés-es d’obtenir le statut de résident permanent dans un délai de 6 à 8 mois, afin de répondre aux besoins de l’Ontario en matière de travailleurs-ses spécialisés-es.
Pour plus d’informations sur la façon de soutenir les étudiants-es internationaux-ales, consultez la trousse d’outils du CISMC pour les étudiants-es internationaux-ales ici.
