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Les étudiants-es des métiers spécialisés peuvent être soumis-es à des niveaux de stress élevés et à des pressions qu’ils et elles n’ont peut-être jamais connues auparavant. Des facteurs de stress tels que les échéances, les apprentissages et une mauvaise gestion du temps et de l’équilibre entre le travail et la vie privée peuvent affecter un-e étudiant-e des métiers spécialisés. S›il existe des moyens sains de s’adapter face au stress, il existe également des mécanismes d’adaptation malsains qui peuvent faire plus de mal que de bien. Bien qu’ils n’éliminent pas ou ne diminuent pas les facteurs de stress, les mécanismes d’adaptation sont efficaces pour réduire les sentiments négatifs, tels que le stress et l’anxiété.

Une enquête menée par le Forum canadien de l’apprentissage (2020) a identifié des stratégies d’adaptation courantes chez les apprentis-es:

  • Prendre du temps pour soi
  • Passer du temps avec la famille et les amis-es
  • Consommer des substances
  • Chercher à obtenir du counseling
  • S’adonner à des passe-temps
  • Faire de l’exercice
  • Prendre des médicaments sur ordonnance
  • Fumer des cigarettes

 

Parmi ces stratégies d’adaptation, prendre du temps pour soi est celle qui a été la plus rapportée (64 %) et chercher à obtenir du counseling est celle qui a été la moins rapportée (9 %) (Forum canadien sur l’apprentissage, 2020).

Les étudiants-es des métiers spécialisés peuvent être confrontés-es à de multiples facteurs de stress tout au long de leur parcours universitaire et, pendant cette période, ils et elles peuvent se montrer durs-es et autocritiques envers eux-mêmes/elles-mêmes dans les moments de besoin et d’incertitude. Il est donc important d’insister sur l’importance de l’autocompassion auprès des étudiants-es, c’est-à-dire de faire preuve de gentillesse et de compassion envers nous-mêmes lorsque nous nous sentons inadéquats ou que nous souffrons, plutôt que d’être durs et critiques. Cet outil d’adaptation peut aider les étudiants-es à s›épanouir dans des situations difficiles et à s’adapter aux facteurs de stress d’une manière qui ne les laissera pas épuisés-es et abattus-es.

L’autocompassion se compose de 3 éléments fondamentaux :

La bienveillance envers soi-même – se traiter avec bienveillance pendant les périodes difficiles (c’est-à-dire un discours positif de soi). L’humilité commune – comprendre que d’autres personnes connaissent également des difficultés similaires, que vous n’êtes pas seul-e. La pleine conscience – avoir une attitude équilibrée et sans jugement lorsqu’on travaille sur des expériences émotionnelles.

Pour plus d’informations sur la pleine conscience, consultez le webinaire du CISMC sur la pleine conscience et les techniques de méditation ici.

La pratique de l’autocompassion peut accroître la motivation et la satisfaction à l’égard de la vie, et améliorer la santé mentale et physique ainsi que les relations. Elle peut également accroître la résilience nécessaire pour s’adapter aux événements stressants de la vie.

Pour plus d’informations, consultez la fiche d’information du CISMC sur la régulation émotionnelle ici.

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Mécanismes d’adaptation