Dans le contexte de la santé mentale, le comportement de recherche d’aide peut être défini comme la recherche active de conseils et/ou d’actions de soutien en réponse à un problème ou à une expérience pénible (Bryant et al., 2021). Les obstacles à l’adoption de comportements de recherche d’aide sur le campus comprennent (Karam, 2019) :
- le manque de temps libre académique
- les listes d’attente
- la stigmatisation personnelle, perçue et publique
- le manque de promotion des services de santé mentale
- la perception de ses propres besoins en matière de santé mentale
Parmi les 3 types de stigmatisation (personnelle, perçue et publique), la stigmatisation personnelle est significativement associée à des niveaux plus faibles de comportement de recherche d’aide, de même que le fait d’avoir une plus faible ouverture émotionnelle et d’être un homme (Karam, 2019). La perception qu’a un-e étudiant-e de ses propres besoins peut l’empêcher de comprendre la gravité de ses besoins et l’amener à penser que personne ne comprendrait ses problèmes, 2 facteurs négatifs pour la recherche d’aide (Karam, 2019). En lien avec les métiers spécialisés et les normes masculines traditionnelles selon lesquelles les hommes sont « faibles » ou « pas assez forts » pour résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, et avec le sentiment d’être gênés d’exprimer leurs émotions, les hommes affichent plus souvent des comportements de faible recherche d’aide (Bryant et al., 2021).
Les recherches indiquent que les annonces de services destinées aux étudiants-es qui se trouvent hors du campus sont particulièrement importantes pour accroître les comportements de recherche d’aide (Karam, 2019). Les étudiants-es des métiers spécialisés utilisant la méthode des blocs et étant sur le campus pour des périodes courtes et condensées, ils et elles doivent connaître les services à l’avance pour rechercher efficacement l’aide dont ils et elles ont besoin pendant leur séjour sur le campus ou hors campus. La promotion des services est nécessaire au début de l’année universitaire et tout au long de celle-ci pour s’assurer que les étudiants-es des métiers spécialisés reçoivent la même sensibilisation que les étudiants-es sur le campus (Karam, 2019).
Pleins feux sur
Au Sault College, au cours de la première semaine de cours, un conseiller spécialisé rencontre chaque bloc d’apprentis-es pour fournir des informations sur les services de santé mentale disponibles et sur la manière d’y accéder. Le conseiller vise à réduire la stigmatisation en discutant de certaines des raisons courantes d’avoir recours au counseling, des facteurs de stress spécifiques auxquels ils et elles peuvent être confrontés-es et de l’importance de demander de l’aide.
Le Mohawk College organise des séances d’information Get Ready for Training Night (Se préparer pour la soirée de formation) pour les apprentis-es et leurs soignants/famille avant les cours. Ces séances visent à aider les étudiants-es à se connecter aux services et à les préparer à leurs études.
