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Déterminants sociaux de la santé

Facteurs non médicaux qui influencent les résultats en matière de santé

Inégalités en matière de santé

Différences systématiques dans l’état de santé des différents groupes de population

Comme nous l’avons vu, de nombreux facteurs influencent la relation d’une personne avec des substances ou des comportements potentiellement dangereux. Outre notre biologie, notre génétique et nos choix personnels, il existe des déterminants sociaux de la santé qui influencent notre bien-être. En bref, les déterminants sociaux de la santé sont « les facteurs non médicaux qui influencent les résultats en matière de santé. Il s’agit des conditions dans lesquelles les gens naissent, grandissent, travaillent, vivent et vieillissent, ainsi que de l’ensemble plus large de forces et de systèmes qui façonnent les conditions de la vie quotidienne » (Organisation mondiale de la santé [OMS], n.d.). Les exemples incluent le revenu et le statut social, l’emploi et les conditions de travail, l’éducation et l’alphabétisation, les environnements physiques, la race, le genre et l’orientation sexuelle (Agence de la santé publique du Canada [ASPC], 2024a). Les déterminants sociaux de la santé agissent en grande partie aux niveaux systémique et structurel et sont influencés par les politiques, les normes et les systèmes qui déterminent la répartition sociale de la richesse, du pouvoir et des ressources.

Ils touchent tout le monde, mais pas de la même manière. Par conséquent, il peut y avoir des distinctions claires dans l’état de santé de certaines personnes et de certains groupes qui apparaissent au fil du temps. Les différences systématiques dans l’état de santé des différents groupes sont appelées inégalités en matière de santé.

La recherche montre que, dans de nombreux cas, les déterminants sociaux de la santé peuvent être plus importants que les soins de santé et les choix de mode de vie pour influencer la santé. Voici quelques exemples de la manière dont les déterminants sociaux de la santé produisent des résultats sanitaires inéquitables au niveau de la population au Canada :

  • L’augmentation des taux de consommation de substances, de dépression, d’anxiété, d’automutilation et d’idées suicidaires chez les jeunes autochtones est associée aux traumatismes intergénérationnels et contemporains, y compris les impacts du colonialisme, du système des pensionnats, du racisme systémique et de la pauvreté (Hop Wo et al., 2020 ; Nutton & Fast, 2015 ; Spillane et al., 2023).
  • La marginalisation socio-économique, mesurée par le logement, la situation professionnelle, l’éducation, l’implication dans le système de justice pénale, etc., est fortement associée au risque de subir une surdose liée aux opioïdes (van Draanen et al., 2020).
  • La discrimination est liée aux maladies chroniques et à d’autres effets négatifs sur la santé. Dans une enquête menée auprès d’étudiants-es de l’Université de Toronto, les étudiants-es racialisés-es avaient environ 2,5 fois plus de chances d’avoir de mauvais résultats en matière de santé générale que les étudiants-es blancs-ches (Banerjee et al., 2022 ; Siddiqi et al., 2017).
RÉFLEXION :

Comment pouvons-nous soutenir les étudiants-es qui sont affectés-es de manière disproportionnée par les déterminants sociaux de la santé ?