Les agresseurs-ses utilisent diverses tactiques pour nuire à leurs victimes, les isoler de tout soutien et garder le contrôle sur leur vie quotidienne. Si vous pensez être dans une relation abusive ou si vous avez le sentiment que la façon dont vous êtes traitée n’est pas normale, confiez-vous à une personne de confiance. Si vous n’avez personne de confiance dans votre entourage, vous trouverez ci-dessus une liste de ressources et de services d’aide gratuits qui peuvent vous aider. Vous trouverez également ci-dessous une liste succincte et non exhaustive de certains signes avant-coureurs qui peuvent indiquer que vous êtes dans une relation abusive (amitié, relation amoureuse, relation familiale ou autre). Si vous ne vous identifiez à aucun des éléments de cette liste (Fondation canadienne des femmes, 2013), cela ne signifie pas pour autant que vous n’êtes pas dans une relation abusive. Si quelque chose vous semble anormal, parlez-en à quelqu’un. Cette personne a-t-elle déjà :
- Vous a insulté, fait des blagues à vos dépens ou humilié en privé ou devant d’autres personnes ?
- Vous a dicté votre tenue vestimentaire ou critiqué sévèrement votre façon de vous habiller ?
- Vous a constamment demandé où vous étiez, ce que vous faisiez et avec qui vous étiez ?
- Surveillait vos appels téléphoniques, vos textos, vos courriels, votre compte Facebook, etc. ?
- Vous interdisait d’appeler vos amis-es ou votre famille ? Ou vous obligeait à mettre votre téléphone en mode haut-parleur/à être présent lorsque vous parliez à vos amis-es ou à votre famille ?
- Remettait constamment en question vos dépenses ou contrôlait votre argent ? Si vous dépendez f inancièrement de cette personne, vous a-t-elle imposé des limites déraisonnables sur l’argent qu’elle vous donne ou refusé de vous informer de votre situation financière commune ?
- Utilisé la force physique (poussé, frappé, giflé, étranglé, secoué, utilisé des objets/armes, etc.) ?
- Menacé de vous tuer ou de tuer d’autres personnes si vous partiez ? Menacé de se suicider si vous partiez ?
- Utilisé vos croyances religieuses ou spirituelles pour vous manipuler ou vous contrôler, ou pour justifier sa violence à votre égard ? Vous a-t-elle refusé la liberté de religion en vous empêchant de pratiquer vos croyances spirituelles ou en insistant pour que vous suiviez les siennes ?
- Vous a-t-elle reproché son comportement blessant et vous a-t-elle dit que c’était votre faute ?
- A-t-elle détruit vos biens personnels ?
- S’est-elle présentée à l’improviste, sans y être invitée et sans être la bienvenue, à des événements sociaux ou professionnels ?
- A-t-elle insisté pour que vous consommiez de la drogue ou de l’alcool contre votre gré ?
- A-t-elle caché vos clés ou votre sac à main pour vous empêcher de quitter la maison ?
Pour plus d’informations sur les relations abusives et les tactiques utilisées par les agresseurs-ses pour vous maintenir dans la relation, consultez la section « Lectures complémentaires » à la fin de ce guide et rendez-vous sur le site Love is Respect. Love is Respect est un projet de la National Domestic Violence Hotline (ligne d’assistance nationale contre la violence domestique) aux États-Unis. Il vise à fournir des informations, un soutien et une aide aux personnes âgées de 13 à 26 ans dans le domaine des relations amoureuses.
Pour plus d’informations sur la violence entre partenaires intimes, consultez cette fiche d’information.
Pleins feux sur les campus :
De nombreux établissements d’enseignement supérieur en Ontario disposent de centres dédiés à la prévention et au soutien en matière de violence sexuelle. En voici un exemple :
Le Centre for Sexual Violence Response, Support & Education (Centre d’intervention, de soutien et d’éducation en matière de violence sexuelle) de l’université York offre un soutien et des ressources aux étudiants-es et à leurs proches qui ont été victimes de violence sexuelle ou basée sur le genre. Pour plus d’informations sur la réponse à la violence sexuelle sur les campus, veuillez consulter notre trousse d’outils.

